Actualités et Mises en garde

Une offre d’investissement à ne pas manquer par téléphone ? Ne vous faites pas avoir !

Mises en garde
05/11/2018

L’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) met le public en garde contre les activités de nouvelles « sociétés » approchant le public belge avec des propositions d’investissement alléchantes. Ces « sociétés » ne disposent d’aucun agrément et il s’agit très vraisemblablement de nouvelles « boiler rooms ».

La fraude de type « boiler room » est une forme de fraude qui consiste généralement à contacter des investisseurs potentiels – sans y être invité et souvent par téléphone – pour leur proposer d’acheter des actions ou d’autres produits financiers. Même si ces sociétés se présentent comme des prestataires de services agréés disposant d’un site web et de formulaires professionnels, il s’agit cependant d’une fraude et les produits ou services proposés sont fictifs ou sans valeur.

En général, l’investisseur potentiel est attiré au moyen d’un premier investissement, d’un montant limité, qui s’avère très vite rentable. Par la suite, il lui est demandé d’investir chaque fois davantage. Lorsqu’il souhaite récupérer son argent, cela s’avère impossible sans versements complémentaires et/ou les nouveaux investissements commencent à être déficitaires. Au final, l’investisseur ne récupère jamais les montants investis.

Les nouvelles « sociétés » au sujet desquelles la FSMA entend mettre en garde sont les suivantes :

La FSMA déconseille fortement de donner suite à leurs offres de services financiers et d’effectuer tout versement sur un compte bancaire qu’elles communiqueraient.

***

Sur la base des témoignages des investisseurs approchés par ce type de « sociétés », les tendances suivantes peuvent être identifiées :

  • Très souvent, ces « sociétés » proposent l’achat d’actions au sujet desquels elles prétendent disposer d’informations permettant d’affirmer que leur cours devrait très vite augmenter.

« Il m'a convaincu d'investir +/- 4.000€ dans XXX sous prétexte qu'ils allaient révéler un accord avec YYY qui ferait monter la valeur de l'action ».

« Selon leur histoire, grâce à une information privilégiée, ils savaient que [une firme connue] reprendrait les activités d’un important producteur chinois de batteries et que cela serait rendu public dans les semaines à venir. Le cours des actions la société chinoise augmenterait alors énormément. Via YYY, je pouvais acheter en exclusivité les action de cette société chinoise ».

  • Ces « sociétés » approchent les candidats investisseurs dans un très bon anglais et d’une façon très professionnelle ; elles disposent de sites web à l’apparence très sérieuse, font remplir des formulaires d’ouverture de compte, envoient des factures, remettent des certificats, etc.

« Les personnes qui m’appelaient semblaient très compétentes et prenaient beaucoup de temps pour tout expliquer. Elles disposaient d’adresses e-mails avec, avec l’@, le nom de la société, etc. ».

« J’ai reçu tous les documents nécessaires (inscription comme nouveau client et confirmation de l’ordre) »

  • Ces « sociétés » n’hésitent à mettre les investisseurs sous pression, prétendant que la conversation a été enregistrée et qu’elles détiennent donc la preuve d’un accord oral.

« Depuis aujourd’hui, ils exigent le paiement d’une transaction pour laquelle ils auraient enregistré mon accord oral ».

« J’ai vraisemblablement marqué mon accord oralement pour acheter des actions et j’ai reçu une confirmation de la transaction et des instructions de paiement. ».

  • À chaque fois, il est demandé d’investir toujours plus d’argent.

« J'ai été recontacté par une personne pour m'annoncer que l'IPO serait retardée et qu'il fallait que j'investisse plus pour que mes actions puissent être revendues en bloc à un investisseur institutionnel européen, avec une grosse plus-value ».

  • Les sommes réclamées doivent être versées sur des comptes bancaires ouverts à l’étranger (Hong Kong le plus souvent).

« Il m’a été demandé de verser le montant pour cet ordre à une banque à Hong Kong (car le marché boursier chinois peut uniquement faire des transactions avec des banques enregistrées au niveau local) ».

  • Les gérants et administrateurs de société semblent être la principale cible de ces escrocs.

***

Plus que jamais, la prudence est donc de mise.

Afin d’éviter ces fraudes, la FSMA vous renvoie à ses recommandations, telles que rappelées dans sa mise en garde du 20 septembre 2018 au sujet des mêmes fraudes.

Si vous avez le moindre doute au sujet du caractère régulier d’une offre de services financiers, n’hésitez pas à contacter directement la FSMA via le formulaire de contact pour les consommateurs. N’hésitez pas non plus à avertir la FSMA de toute société suspecte qui n’aurait pas déjà fait l’objet d’une mise en garde de sa part.