Actualités et Mises en garde

Méfiez-vous des offres d’investissement qui circulent sur les réseaux sociaux !

Mises en garde
30/09/2019

De nouveaux modes de communication offrent aux « fraudeurs 2.0. » l’opportunité de faire encore plus de victimes. Les plateformes telles que Twitter, Facebook, Instagram ou encore LinkedIn sont devenues un espace privilégié pour faire circuler de fausses offres d’investissement, par exemple des offres dans les cryptomonnaies, les options binaires et produits forex/CFD, les « vins d’investissement », des offres de gestion de patrimoine ou encore des offres de crédit. La FSMA met le public en garde car ces offres alléchantes sont souvent l’œuvre d’escrocs qui ont pour seul but de vous dérober votre argent.

  • Comment circulent les offres frauduleuses d’investissement/de crédit sur les réseaux sociaux ?

Voici les techniques les plus utilisées par les escrocs pour faire circuler leurs offres frauduleuses sur les réseaux sociaux :

  • Des liens sponsorisés sur Facebook et Instagram

Les victimes de fraudes à l’investissement indiquent souvent avoir été contactées par téléphone après avoir cliqué sur un lien ou un post sponsorisé sur Facebook ou sur Instagram.

Actuellement, la promotion d’offres frauduleuses d’investissement via ce type de lien semble principalement être utilisée dans les fraudes aux cryptomonnaies, aux options binaires et produits forex/CFD, aux « vins d’investissement » et dans les offres de gestion de patrimoine (voir les mises en garde publiées sur le site de la FSMA).

Contrairement à un post classique, dont la visibilité n’est pas garantie parmi les fils d’actualités, les posts sponsorisés s’affichent en fonction de l’âge, du genre ou encore des centres d’intérêt et des pages consultées par la personne ou le public qui est ciblé.

Dans ce cadre, des publicités faisant la promotion d’investissements « très rentables » apparaissent dans les espaces publicitaires qui leur sont dédiés ou dans le fil d’actualités de l’utilisateur ciblé. Celui-ci est souvent invité à laisser ses données de contact pour être ensuite recontacté.

Ces publicités sont souvent accompagnées d’une image ou d’une vidéo d’illustration ainsi que de faux commentaires et de likes générés automatiquement. Le message véhiculé est, quant à lui, accrocheur mais toujours très vague.

Bien souvent, les pages à l’origine de ces publications sponsorisées semblent avoir été créées spécialement pour réaliser ce genre de campagne publicitaire. Elles ont des noms divers, plus ou moins en rapport avec le monde financier. Toutefois, ces pages ne mentionnent le plus souvent aucun numéro de téléphone, site internet, adresse ou nom de société.

  • De simples publications sur Facebook

Certaines offres frauduleuses, le plus souvent en matière de crédit, sont relayées par les escrocs via de simples publications sur des groupes Facebook spécialisés, par exemple, dans la vente ou l’achat de biens immobiliers ou dans la revente et l’achat d’objets de seconde main et qui rassemblent majoritairement des consommateurs belges.

  • De faux articles de presse faisant référence à des personnalités publiques

Des faux articles de presse relayant de prétendues « déclarations » et/ou « interviews » de personnalités publiques vantant certains investissements financiers, notamment dans les cryptomonnaies, circulent aussi sur internet via de faux sites d’informations ainsi que sur Facebook, via des publicités sponsorisées.

L’objectif de cette pratique est de vous donner confiance en utilisant l’image de personnalités connues dans le monde des affaires, du sport ou des médias et ainsi vous faire investir dans ces propositions d’investissement trop belles pour être vraies.

  • Des discussions instantanées entre l’escroc et sa victime sur les réseaux sociaux

Les escrocs 2.0. utilisent également les réseaux sociaux pour contacter personnellement leurs victimes, soit en leur adressant « une demande d’ami », soit en leur envoyant directement un message via les boîtes de messagerie instantanée Facebook, Instagram mais aussi LinkedIn.

Lorsqu’il initie une conversation avec sa nouvelle victime, le fraudeur ne cherche pas à lui proposer directement un investissement. Au contraire, il tente d’établir une relation de confiance, comme c’est le cas dans le cadre des fraudes à l'amitié. Souvent, ce n’est qu’après plusieurs heures, semaines et parfois plusieurs mois de conversation que les fraudeurs évoquent l’existence d’une « offre d’investissement à ne pas manquer ».

Certains escrocs créent également de faux comptes en utilisant l’identité et les photos de personnes très actives sur les réseaux sociaux. A notre connaissance, cette pratique est essentiellement répandue sur Instagram.

  • Ne soyez pas victimes des fraudes à l’investissement qui circulent sur les réseaux sociaux

A l’occasion de la World Investor Week 2019 (semaine thématique organisée par l’OICV-IOSCO), qui met l’accent sur les risques liés à certains investissements en ligne, la FSMA vous invite à suivre les recommandations suivantes afin d’éviter les arnaques :

  • Méfiez-vous des (promesses de) gains hors de toute proportion. Lorsqu’un rendement vous semble trop beau pour être vrai, celui-ci est bien souvent irréel !
  • Ne prenez pas pour argent comptant les informations données par les sociétés. Il arrive souvent qu’une société prétende disposer d’un agrément pour offrir des services financiers alors que tel n’est pas le cas. Veillez à toujours vérifier l’information (dénomination sociale, siège social, etc.) qui vous est fournie. Si la société est établie en dehors de l’Union européenne, vous devez être conscient des difficultés de recours en cas d’éventuel conflit.
  • Vérifiez si la société dispose d’un agrément, en consultant les listes publiées sur le site web de la FSMA – Checker votre fournisseur. Méfiez-vous également des « cloned firms ». Il s’agit de sociétés qui se font passer pour d’autres sociétés, régulières, alors qu’elles n’ont aucun lien avec celles-ci. L’examen des adresses e-mails ou des données de contact des sociétés en question peut se révéler utile pour détecter ce type de fraude.
  • Consultez les mises en garde publiées sur les sites internet de la FSMA, des autorités de contrôle étrangères et de l’OICV-IOSCO. Vérifiez si la société qui vous offre un service financier est mentionnée dans une mise en garde. Cherchez non seulement sur la base du nom de la / des société(s) qui vous offre(nt) le service financier, mais également des sociétés auxquelles vous devriez verser de l’argent.

    Sur le site web de la FSMA, cette recherche peut notamment être effectuée via la fonction de recherche. En outre, les « sociétés » à l’encontre desquelles la FSMA a publié une mise en garde se retrouvent toutes sur la liste des sociétés irrégulièrement actives sur le territoire belge, également publiée sur le site web de la FSMA.

    Attention : si la société que vous cherchez n’a pas fait l’objet d’une mise en garde, vous ne pouvez pas en déduire que celle-ci est autorisée à vous fournir des services financiers. La FSMA met tout en œuvre pour publier des mises en garde rapidement ; toutefois, il est possible qu’une société développe des activités illégales sur le territoire belge sans que la FSMA en ait connaissance. Ces sociétés irrégulières changent en outre régulièrement de nom.
  • Méfiez-vous des appels téléphoniques/e-mails non sollicités (« cold calling »), soit sans qu’aucune demande préalable de l’investisseur n’ait été entreprise. Ceux-ci sont souvent à l’origine de fraudes.
  • Méfiez-vous des demandes de transfert d’argent vers des pays sans aucun rapport avec la société, ni avec l’Etat de résidence de l’investisseur.
  • N’investissez jamais si vous ne comprenez pas parfaitement ce qui vous est proposé.
  • Soyez d’autant plus suspicieux si le remboursement des gains est subordonné à un versement supplémentaire et/ou au paiement d’un impôt. Ces réclamations sont souvent le signe d’une fraude.

Si vous avez le moindre doute au sujet du caractère régulier d’une offre de services financiers, n’hésitez pas à contacter directement la FSMA via le formulaire de contact pour les consommateurs. N’hésitez pas non plus à avertir la FSMA de toute société suspecte qui n’aurait pas déjà fait l’objet d’une mise en garde de sa part.

  • Vous êtes victime, que devez-vous faire ?

Si vous pensez être victime d’une arnaque, veillez à ne plus verser aucune somme supplémentaire à votre interlocuteur. Attention, cela vaut aussi et surtout si un remboursement vous est promis en échange d’un dernier versement, car il s’agit d’une technique fréquemment utilisée par les escrocs afin de tenter d’obtenir un dernier versement.

Contactez immédiatement votre police locale afin de porter plainte et signalez l’arnaque à la FSMA via le formulaire de contact pour les consommateurs.

La FSMA insiste sur l’importance de porter plainte rapidement et de bien documenter votre plainte (société concernée, comptes bancaires où vous avez envoyé l’argent, etc.).

N’hésitez pas non plus à avertir la FSMA de toute société suspecte qui n’aurait pas déjà fait l’objet d’une mise en garde de sa part.