Consommateurs

La fraude de type « recovery room » est une pratique frauduleuse qui concerne les investisseurs qui ont déjà été victimes d’une arnaque à l’investissement.

Cette pratique consiste à contacter ces investisseurs sans qu’ils l’aient souhaité afin de leur proposer de l’aide en vue de récupérer les sommes perdues moyennant, par exemple, le versement d’un certain montant ou l’ouverture d’un compte sur une plateforme de trading. Si une contribution financière préalable au service proposé est demandée, cela constitue clairement un indice de « recovery room ».

En dépit des promesses faites par les escrocs, la victime ne récupèrera pas l’argent perdu mais perdra en outre également l’argent qu’elle aura dépensé pour obtenir l’aide promise.

Les personnes qui se cachent derrière une recovery room sont souvent les mêmes escrocs que dans le cadre de la fraude initiale ou d’autres escrocs qui se sont procurés des listes de victimes de fraude. Tout investisseur qui a déjà été victime d’une fraude à l’investissement doit être conscient que les escrocs sont susceptibles de le viser à nouveau ou de revendre ses données.

Un doute sur le caractère frauduleux de l’offre qui vous est faite ?

Vous êtes victime d’une fraude à l’investissement et vous ne savez pas quoi faire ?

Prenez directement contact avec la FSMA.

Ne tombez pas dans le panneau, suivez nos conseils !
 

  • Vérifiez toujours l’identité de votre interlocuteur (avez-vous vérifié son nom, son siège social, son pays d’établissement, ses coordonnées de contact et s’il dispose d’une autorisation spécifique pour proposer ce type d’offre ?).

    Si vous ne pouvez pas identifier clairement votre interlocuteur, aucune confiance ne peut lui être accordée. S’il est établi en dehors de l’Union européenne, vous devez être conscient des difficultés de recours en cas d’éventuel conflit.
  • Méfiez-vous également des « cloned firms ».

    Il s’agit de sociétés qui se font passer pour d’autres sociétés, régulières, alors qu’elles n’ont aucun lien avec celles-ci. Il s’agit bien souvent d’une usurpation d’identité. L’examen des adresses e-mail ou des données de contact des sociétés en question permet de détecter ce type de fraude.
  • Méfiez-vous du « cold calling ».

    Si une personne vous contacte par téléphone sans que vous l’ayez demandé et vous propose de récupérer les fonds que vous avez perdus, demandez-lui comment elle a découvert que vous aviez perdu de l’argent. Les signalements de fraude ne sont communiqués qu’aux autorités judiciaires et non à des entreprises privées.
  • Méfiez-vous si votre interlocuteur vous demande de verser de l’argent vers un compte bancaire ouvert dans un pays différent de celui où est situé son siège social.

  • Méfiez-vous si votre interlocuteur vous demande au préalable de payer une indemnité (« fee ») ou une taxe ou d’investir dans de nouvelles actions pour pouvoir récupérer l’investissement initial, cela constitue clairement un indice de « recovery room ».